kelma la communaute des beurs gays et des blacks gays></td>
                      <td width=
latino gay
porno star latino


Tiger !

(Auteur : Joël Métreau)


De la prison au porno en passant par l'école de la rue, tiger tyson réinvente le mythe du self made man. se faufilant à travers les embûches du ghetto, déjouant les pièges de l'industrie du sexe, le jeune latino a dompté sa success story.

Article paru dans le numéro 45 (daté mai 2000)

 


DDans l'hôtel parisien, près de Pigalle, où Tiger Tyson va passer un week-end avant de faire son show, le réceptionniste a dû s'y prendre à plusieurs reprises pour le sortir de son repaire. Il dormait encore. Le décalage horaire. Quand il a fini par descendre les escaliers, l'esprit encore embrumé par le sommeil, c'est sa taille qui me surprend d'abord. Je m'attendais à voir apparaître un géant bodybuildé avec une gueule de caïd. Comme sur ces centaines de photos qui traînent sur le web, où j'ai pu en glaner quelques-unes pour ma pomme. Après l'interview, lorsqu'il est venu chez moi, j'ai failli mourir de honte lorsque, désirant consulter ses mails, il demanda à se servir de mon vieux PC. Qu'il fasse la moindre fausse manouvre et mon dossier "Tiger Tyson pics" lui serait tombé sous les yeux. Je me suis emparé de la souris, comme si de rien n'était, pour le diriger vers le site approprié. Il a tiré une bouffée de son joint, et j'ai poussé un soupir de soulagement.




Sunless Family
À chaque milieu, mode ou porno, où les mensurations règnent en tyran, ses critères. Tyson est réaliste : "Faire le boulot de mannequin, ce n'est pas possible : je n'ai pas la bonne taille. Je ne peux pas être top-model avec seulement 5,5 pieds (1,68 m). Dans les photos, je fais souvent plus grand. Ça m'arrange. Et Dieu merci, je suis photogénique." Pas pour rien que filles et garçons se retournent sur lui dans la rue, sur le chemin du bar où nous nous sommes posés. On le sent en train de se ranimer peu à peu. Dans ses vêtements streetwear, il marche d'un pas assuré. Si ce n'est sa beauté, difficile de le distinguer du moindre kid banlieusard. Cette façon qu'ils ont de se déhancher, les mains profondément enfoncées dans les proches, comme s'ils tenaient fermement des miettes de vie entre leurs poing. à l'âge de 22 ans, c'est la première fois qu'il foule le sol d'un pays étranger. Il s'étonne de la hauteur des immeubles, de la vétusté des bâtiments. Il trouve que les gens ont l'air moins affairés que dans son New York natal. Dans le bar, il s'assied confortablement pour se redresser aussitôt en entendant la musique hispanique en fond sonore. Mon explication, "Paris, la ville où "Buena Vista Social Club" meets "french touch"", ne le convainc guère. Tant pis.


Sobre ou prudent ? Il commande un simple Coca. Ce qui me plaît par-dessus tout chez Tiger, c'est peut-être sa voix. Je n'ai encore jamais regardé ses vidéos en ne mettant que le son. Mais je me sentirais capable de prendre du plaisir à voir Tiger en crypté, pourvu qu'on entende sa voix. Une voix haut perchée, rocailleuse et un peu nasillarde. Et cette langue, traversée par un piercing en forme de dé, qui bruisse de "Ya know Man" comme de "To tell Your the Truth", avec des "fuck" en rafale qui ponctuent ses phrases. Cet argot du Brooklyn où Tiger est né un 20 mai 1977. Famille nombreuse, famille heureuse ? Il compte deux sours plus âgées, et quatre frères dont deux plus jeunes : "Être au milieu, c'est être sur une borderline. Tu dois être comme un modèle pour les jeunes, mais en même temps, tu poses des problèmes pour tes aînés. C'est bizarre. C'est quand nous nous sommes séparés que mes emmerdes ont commencé." Tiger grandit dans le quartier de Bushwick, un ghetto à forte dominante noire et hispanique. à l'âge de 12 ans, son père meurt des suites de maladies que Tiger identifient comme tuberculose et sida. Difficile de parler d'un père accro à l'héroïne, toxico depuis l'âge de 10 ans. Lapidaire sur le chapitre du père, il lâche : "Je ne porte pas de jugement sur la vie qu'il a eue." Il s'attendrit volontiers au sujet de sa mère, cette femme qui, pour nourrir ses sept gosses, travaille à tour de bras comme barmaid et DJ, tendance RnB, house et hip-hop. Aujourd'hui encore, malgré les embrouilles, les yeux de Tiger semblent briller de reconnaissance : "Ma maman était à la fois mon père et ma mère, et elle est tout pour moi. Si ce n'était pas pour elle, je ne serais pas là aujourd'hui. C'est elle qui m'a donné cette envie de me battre et de ne jamais laisser tomber. Ma mère, c'est mon idéal, c'est mon tout."


Pen-Gun !

On l'imagine volontiers faire l'école buissonnière. C'est vrai qu'adolescent, il n'aime guère aller au lycée. Et s'il regrette aujourd'hui de ne pas avoir un diplôme en poche, Tiger, impatient, se voit mal retourner à l'école : "Je n'arrive pas à rester longtemps en place et je ne suis pas très chaud par rapport à la discipline, aux règlements. Je déteste qu'on me dise ce que je dois faire. Il faudrait vraiment que je me fasse violence pour y retourner." La violence qui va s'exercer sur lui est d'une autre nature. Il a beau suivre les cours jusqu'à l'âge de 17 ans, dans le ghetto, l'enseignement à la traditionnelle se fait souvent ravir la place, sur les trottoirs, par l'école de la rue. Vers 13 ans, il fréquente les gars de la bande. Et le toit familial devient comme un moulin dans lequel on entre et on sort à toute heure. "Ma mère et moi, on était plus en très bons termes. On se disputait souvent parce que je traînais dehors tard le soir. J'ai commencé à fumer de l'herbe. à la maison, il y avait des hauts, mais aussi des bas. Je restais de moins en moins avec ma famille. Alors, j'ai dû essayer de me faire un peu d'argent par mes propres moyens." à l'âge de 17 ans, la rupture avec sa famille est plus ou moins consommée. Fruit du hasard ? En 1984, un grand incendie se déclenche dans le quartier et, d'immeubles en immeubles, finit par gagner sa maison. Dans l'urgence, la famille se sépare. Chacun doit trouver où se reloger. Tiger se retrouve complètement livré à lui-même.

De 15 à 17 ans, l'adolescent qui trouvait dans le sport, et plus particulièrement dans la natation, un moyen de se défouler, est employé par la municipalité de New York comme surveillant de baignade. Il travaille à la plage de Far Rockaway, à l'est de la ville. Parallèlement, la tentation de l'argent facile lui pend au nez. Dans le pays du capitalisme roi, si on peut trouver 10 000 raisons différentes de dégainer son arme, dans le ghetto, les façons de se faire de l'argent facile se comptent sur les doigts de la main. Dealer de la dope en est une. Herbe et crack, pour arrondir les fins de mois. à deux reprises, on le coince, et il va faire des petits séjours en maison d'arrêt. Mais ses démêlés avec la justice ne l'empêchent pas pour autant de continuer ses activités illégales. "Je me suis mis dans la merde. Un jour, j'étais au coin de la rue avec une bande de copains. Les flics m'ont arrêté. J'avais vraiment pas de chance. J'avais perdu ma bonne étoile." Rikers Island lui a ouvert les bras. Un an et demi de taule. La prison de Rikers Island a de quoi calmer les ardeurs de plus d'un fan de la série "Oz", et susciter les propos indignés de plus d'une Véronique Vasseur. Près de 20 000 prisonniers s'y côtoient. Ceux qui n'ont pu s'acquitter d'une caution. Située à peine à six miles de l'Empire State building, c'est une cité dans la cité. Les statistiques, féroces, montrent que Tiger remplissait les conditions requises pour y échouer. 90 % des détenus sont d'origine afro-américaine ou hispanique, seuls 10 % ont suivi entièrement leurs études secondaires, et 70 % sont emprisonnés pour des motifs liés de près ou de loin à la drogue. "C'était difficile. Aux États-Unis, les prisons sont de véritables champs de bataille. Une lutte pour la survie. Même en prison, c'était comme la vie du ghetto. Les mecs sont les mêmes. La drogue circule. Il y a de la prostitution. On doit sans cesse faire attention à ce qu'on dit et à ce qu'on fait. Il ne faut jamais regarder n'importe qui. Il faut être sur ses gardes en permanence. On peut se faire violer, poignarder, et même recevoir une balle." Je l'interromps pour lui demander si les revolvers franchissent facilement le seuil de la prison. Et alors qu'il m'explique, je me sens devenir couillon, pas vraiment au fait de l'ingéniosité du désespoir. Il s'était brusquement emparé du stylo avec lequel je prenais des notes, et s'exclame : "Pen-gun !". Je suis du regard ses mains qui miment les gestes de la fabrication d'une arme à tuer. Les composants d'un baladeur et un stylo suffisent. Les projectiles sont plus difficiles à trouver. Mais si on connaît la bonne personne à qui s'adresser, pas de problèmes pour s'en procurer. Les MacGyver ne répandent pas une odeur de sainteté. 70 % des détenus de Rikers Island ont une chance d'y retourner dans les deux ans suivant leur remise en liberté. Mais Tiger a retrouvé sa bonne étoile.


Tiger's Brooklyn's Tails
"Aujourd'hui, mon comportement est différent de celui que j'avais en prison. Là-bas, il fallait vraiment faire le dur. Mais je ne peux plus faire confiance à personne. On ne sait jamais de quoi est capable quelqu'un. Cet épisode de ma vie m'a donné une bonne leçon : il n'était pas question que je vive ainsi toute ma vie, comme un criminel, et aller en prison. J'ai pu sortir grâce à un peu d'argent que je m'étais fait en travaillant. à l'intérieur, ils vous donnent un boulot. J'étais "housegang". Je bossais dans les parties communes : balayer, nettoyer la télévision et faire attention à ce que personne ne la foute en l'air, ni le téléphone. J'ai pu mettre de côté entre 400 et 500 dollars. C'est tout l'argent que j'avais quand je suis sorti." Retour à la case départ du Monopoly humain. Le délinquant repenti est amené à suivre un programme de l'État pour jeunes en voie de réinsertion sociale. C'est dans ce cadre qu'il fait une rencontre décisive, celle d'un mec que Tiger croit bisexuel et qui, constatant que la musculation en prison avait plutôt bien dessiné les 72 kg d'un Tiger Tyson alors trapu, lui suggère d'en tirer profit financièrement en faisant le gogo-boy. En dépit des hésitations de Tiger, le garçon lui fait rencontrer les propriétaires du Web, une boîte gay asiatique. Ils finissent par le convaincre, et Tiger y retourne la nuit tombée. Succès et re-belote. Puis deux fois la semaine suivante. 2 500 dollars pour quelques prestations. Une belle somme d'argent, joliment gagnée. Le danseur en herbe, déjà très doué, se met à chercher, à faire le tour des clubs pour augmenter la mise. "J'ai rencontré un autre gars quand je dansais au Web. Il s'appelait Malice. Il avait travaillé avec le réalisateur de vidéos pornos Enrique Cruz. Je n'avais jamais couché avec un mec. Je n'y avais pas vraiment pensé. J'y ai réfléchi, et puis j'ai rencontré Enrique. Et on a fait la vidéo Sweat & black. C'était un peu un essai, pour voir comment je me débrouillais. Le résultat était très bon."

Drôle d'endroit qu'un tournage de film pour faire ses premières expériences homosexuelles, quand d'autres baisent pour la première fois au lit à l'abri des regards, Tiger doit s'exposer. Pas évident : "J'étais tellement défoncé et saoul, que tout m'était égal. Pour la première scène, j'avais peut-être fumé quatre ou cinq joints, et bu six cannettes de Heineken pour me lancer. Je l'ai juste fait, défoncé. Pour te dire la vérité, c'est la même chose aujourd'hui. Fumer de l'herbe, ça m'excite, ça me rend assez sexuel. Je ne me suis pas senti moins bien, pas moins qu'un homme. Je ne me suis pas senti différent. Et en plus, j'avais de l'argent, de la nourriture, un endroit pour vivre." Après Sweat and black, ne manque plus qu'un film pour mettre le jeune homme sur les rails du succès. D'une dizaine d'années son aîné, Enrique voudrait que son film suivant repose entièrement sur les épaules de Tiger, et lui propose de s'impliquer complètement dans l'aventure. Il commence par lui soumettre un script que Tiger jette illico à la poubelle après l'avoir lu. Pour faire Tiger's Brooklyn's Tails, le réalisateur n'a d'autre choix que de donner carte blanche à la forte tête : "Je n'aimais pas du tout ce script. Ça n'était pas moi. J'étais supposé me conduire comme une brute venue de la rue. Dans ce film, moi, je voulais introduire une dose de réalité. Par exemple, je peux très bien sortir dans une boîte où on rencontre des mecs bien foutus et chauds qui peuvent vraiment m'attirer. C'est sûr, ils adoreront sortir de la boîte juste pour tirer un coup. Pour moi, c'est glauque. Ça n'est pas moi. Je suis davantage une personne sensuelle et aimante. J'ai un gros cour. J'ai besoin de connaître la personne, même si je sais que je ne pourrais pas avoir une relation amoureuse suivie avec un mec." Sorti en 1997, le retentissement de Tiger's Brooklyn's Tails ne se dément pas. Bonnes critiques et récompenses pleuvent sur ce film qui lance la carrière de Tiger Tyson en même temps qu'il ouvre la voie du succès à la maison de production de Enrique Cruz, La Mancha-vidéo.


Not a "porn-Star"
Signe prémonitoire de désillusions à venir ? Après la sortie du film, Malice, qui avait déniché Tiger Tyson au Web, jette l'éponge. Il n'avait pas supporté pas que son nom apparaisse en deuxième au générique. Jalousies et rancours n'épargnent pas le milieu du porno. On a beau se montrer à poil dans toutes les positions, les flétrissures d'orgueil n'en sont pas moins cruelles. Tyson et Cruz poursuivent leur collaboration en enchaînant quelques films à la suite. L'accueil enthousiaste des spectateurs vidéastes les met en appétit. Leurs esprits bouillonnent de projets. Vont s'ensuivre des soirées dans les clubs, qui drainent une foule très dense, attirée par l'idée de voir Tyson en sueur, en chair et en os. Curieusement, la première soirée a lieu à Dallas, dans l'état le plus conservateur des États-Unis. Des stars du porno à l'affiche, ça attire du monde. Le concept peep-show/night-club fonctionne à plein régime. Enrique Cruz se met en contact avec d'autres boîtes, mais des tensions apparaissent entre les deux hommes. "Je ne veux pas en parler. Il n'a pas agi de la bonne manière. J'ai décidé de démissionner parce que j'avais l'impression d'être mené en bateau. Il m'a vendu une bonne histoire. Il m'a laissé croire que si je faisais des vidéos pornos, un nouveau monde s'ouvrirait pour moi. Il m'a vendu un rêve. Ça ne s'est pas passé de la manière dont il m'a présenté les choses." Le porno laisse comme un arrière-goût de trahison dans la bouche. Tiger quitte Enrique et les productions La Mancha pour le Latino Fan Club, du tout aussi fameux Brian Brennan. Les rapports sont meilleurs, du donnant donnant. "Il n'y a jamais eu de malentendus. Ils ont toujours tenu leur parole par rapport à l'argent. This is what the money is like, this is what you gonna get. Je passais moi-même mes contrats, personne d'autre ne le faisait à ma place."

Sa dernière prestation en vidéo remonte à il y a un peu plus d'un an. Il jure que c'est la dernière fois. Il préfère exploiter son physique en posant dans la presse de charme. Des magazines de cul spécialisés comme Machismo ou Latin Inches lui consacrent leur couverture. En 1998, le photographe new-yorkais et underground Aaron Cobbett réussit à le faire poser dans son univers érotico-sucré. De toutes ces photos, il tire une grande fierté, sans qu'on sache vraiment si c'est le travail du photographe ou son propre corps qui le flatte. Le qualificatif de "porn-star" le gêne un peu : il préfère celui de "modèle". C'est sans doute moins le mot porn qui le dérange que celui de star. "Quand je marche dans la rue, des gens qui me reconnaissent m'arrêtent pour signer un autographe. Mais je n'ai pas la grosse tête." Réflexe communautaire, le titre de "porn-star" ne colle pas non plus avec les aspirations du jeune homme moitié afro-américain, moitié portoricain. "Je voudrais représenter quelque chose pour ma communauté. Je préférerais faire des choses qui feront que je deviendrai un idéal pour quelqu'un." Un "modèle" quoi. Citant spontanément ses deux acteurs fétiches, Robert de Niro et Al Pacino (surtout dans Scarface), il rêve de jouer dans un film grand public, voire d'en réaliser un sur la mafia du ghetto. "Cela dit, je ne sais pas comment les choses ont pu se passer aussi vite. C'est clair que mon physique et mon attitude y sont pour quelque chose. J'imagine que c'est mon attitude "get and go" en non-stop."

Bam-Bam's Start-up
Comme du "get and go" à la "start-up", il n'y a qu'un pas, ce self-made man nouveau genre, aussi proche de Rockfeller que Jospin l'est de Jean Jaurès a décidé de monter un objet dans l'air du temps. En 1999, dans une boîte gay latino de New York, la Escualita, il fait la connaissance de Robert avec qui, au fil de la discussion, il évoque la possibilité de monter un site Web autour de son nom. Pari est pris. Robert fait appel à deux amis, l'un Web designer, l'autre en possession d'une société d'informatique. www.tigertysonproductions.com est née. Sa petite entreprise deviendra-t-elle fructueuse ? Lui-même ne le sait pas. "Des tas de gens passent leur vie entière à se demander ce qu'ils vont faire à l'avenir. Moi, je vis au jour le jour. J'ai seulement 22 ans et je ne sais pas vraiment ce que je veux faire. Tellement de choses. Je suis très curieux. Donne-moi une radio, je la casserai pour la remonter ensuite, morceau par morceau. Je suis agile de mes mains et mon imagination n'a presque pas de bornes. J'adore dessiner, surtout des Toons, je me sens proche des gens en général, j'ai sauvé des vies en faisant des massages cardiaques. De quoi ma vie sera faite demain ? Je pourrais être membre du gouvernement, qui sait ?" Tiger Tyson me confie qu'il aime beaucoup écrire et qu'avant de rédiger une autobiographie ("vers l'âge de 26 ou 27 ans"), il a déjà écrit une histoire d'amour de "45 pages". Seule Sharon, qui venait lui rendre régulièrement visite quand il était en prison et avec qui il partage maintenant son quotidien dans un appartement de Brooklyn dans le quartier de Flatbush, a pu le lire.

Il déclare mener une vie plutôt paisible, rythmée par les shows, les séances de photos et la gestion de son site. Maintenant qu'il gagne correctement sa vie et qu'il évolue dans le confort, a-t-il l'impression d'avoir changé ? "L'argent ne fait pas le bonheur d'une personne. J'ai vécu dans le ghetto. Je me souviens des jours où je n'avais que de l'eau et du pain pour me nourrir. Maintenant, je vis heureux. Je n'ai pas spécialement envie d'être riche. Je crois que je m'ennuierais à mourir. Mais quand j'étais gamin, j'étais un sale gosse, un petit garçon trop gâté qui se mettait en colère quand il n'obtenait pas ce qu'il voulait." Peut-être que le Tiger a également hérité de son enfance son hobby préféré : la pêche. "Je vais pêcher dans l'Hudson River mais aussi dans le grand lac de Prospect Park près de chez moi. C'est une de mes nouvelles passions. Si tu veux vraiment devenir copain avec moi, il faudra t'y mettre." à bon entendeur. Alors, Tiger, grand gamin ou gros matou ? Avant qu'on se quitte, je lui demande pourquoi ce pseudonyme de Tiger Tyson. Il répond : "On m'a demandé de choisir parmi une liste de noms. "Tyson", ça m'a bien plu. Quant à "Tiger", ça sonnait bien avec Tyson, c'est tout. Mais au départ, moi, je voulais qu'on m'appelle comme le petit garçon de la famille Pierrafeu : "Bam-Bam"."

 

 

Design by d.one
Copyright © Kelma