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Coming-out à l’AlgéroiseHomosexualité au MarocNouvelle : ‘ Elle ‘ (Part I)Dossier Vacances!

Coming-out à l’Algéroise (suite) Par: Ali Salem

Nawel est une bonne copine, qui m’est très chère au cœur. On a fait connaissance dès la première année de fac. Depuis, on s’entend à merveille. Je suis sur que si j’étais hétéro, j’aurai tout fait pour qu’elle soit ma petite amie. A vrai dire, j’ai déjà essayé dans le temps, mais ça n’a pas trop collé entre nous en tant qu’amoureux. Je ne sais pas si c’est parce que j’étais gay ou parce que je n’étais pas vraiment l’homme de ses rêves; ou que tout simplement il n’y avait entre nous qu’une vraie amitié sincère et fraternelle sans plus.
En tout cas, durant toutes ces années, nous étions devenus très copains et très intimes à tel point qu’elle me parlait de tout ce qui la faisait fantasmer. Elle me montrait les mecs qui lui plaisaient à la fac, mais aussi à la télé et dans la rue. Parfois, elle me demandait en plaisantant si je pouvais l’aider pour qu’elle sorte avec l’un d’entre eux.
Nawel est très posée, bien éduquée, je pourrais dire aussi qu’elle est très belle. C’est le genre de fille à qui il faut toujours prêter attention, car elle est très sensible. Il faut toujours la couver, la câliner, être à ses côtés. Mais cela n’empêche pas qu’elle ait du caractère et une personnalité très forte. C’est ce qui rajoute un plus à son charme physique.
En plus, Nawel est une sorte de " surdouée ", car elle a eu son bac avec mention seulement à l’âge de quinze ans. Elle vient d’une famille de très haut niveau culturel, c’est ce qui explique qu’elle est ouverte à toutes les idéologies et les mentalités, avec une soif de connaissance de tout ce qui est nouveau, ceci m’a encore encouragé pour lui dire que j’étais gay.
Entre elle et moi, il y avait une complicité de deux vrais amis, mélangée à celle d’un frère et de sa petite sœur, avec un soupçon de complicité de deux amoureux, même si nous ne l’étions pas. C’est vraiment spécial comme amitié. Et je n’ai trouvé qu’elle à qui je pouvais raconter cela. Je savais que je pouvais la choquer au début mais j’étais sur qu’après, elle m’aurait accepté comme je suis. En tout cas, lui raconter tout ce que j’ai enduré et vécu durant cet été là et cette nouvelle étape que j’avais décidé de franchir, m’étais impératif, mais quand pourrai-je lui avouer tout cela ? Je ne savais pas, en tout cas je me disais que lorsque le bon moment arrivera, que je le saurais certainement.
Ce n’est qu’un beau jour ensoleillé à la mi-novembre en 1996, on venait de sortir elle et moi de l’amphithéâtre à la fac, après un cours, et voilà qu’on se retrouvait seuls, tous les deux, entrain de marcher sur le campus. Là j’avais bien compris qu’il s’agissait du moment tant attendu et espéré, et qu’il fallait que je me jette dans l’eau, lui dire toute la vérité. Toute ma vérité.
J’ai fait le plein de tout le courage que j’avais en moi, et je lui ai dit, avec une voix très hésitante :
– Voilà, Nawel, je veux te dire quelque chose que personne ne sait.
– Oui !!, quoi ?, répondit-elle, pourquoi tu me parle sur ce ton très froid, très sérieux ?
– C’est vraiment très délicat comme truc et je n’ai trouvé que toi pour raconter ça .
– Est ce que c’est à propos de toi, de ta famille ou de quelqu’un avec nous à la fac ?
– Non ! c’est à propos de moi ! c’est assez personnel comme truc .
Nawel, sur un temps moqueur : " Ne me dis pas que tu es amoureux de moi, car tu sais qu’on a déjà essayé, et tu sais bien qu’entre moi et toi ça ne colle pas !! "
Moi, toujours hésitant : " NON ! ",
Il s’ensuit un silence qui était pensif.
Nawel, commença à s’inquiéter : " Quoi ??!!, c’est à propos de quoi ??!!, c’est ta santé ? tu es malade ???!!! "
– Non, pas vraiment, la rassurais-je, mais crois moi c’est vraiment très délicat comme sujet, et j’ai peur que lorsque je te le dirais, tu me voies très mal et que tu changes d’avis sur moi et que tu remettes en cause toute notre amitié...
Elle a commencé à s’énerver: TU VA CRACHER LE MORCEAU ?…..OUI ou NON ! "
– S’il te plaît Nawel, ne t’énerves pas et ne me mets pas la pression. Lorsque tu sauras de quoi il s’agit, tu comprendras le pourquoi de toute cette hésitation.
Elle se re-calma : " Bon, d’accord, alors parle ! "
– Bon, écoute, on va essayer de jouer à un jeu. Je vais essayer de te donner des indices au fur et à mesure et lorsque tu trouveras tu me diras de quoi il s’agit, OK ? "
Nawel : " OC, c’est parti ! "
– Voilà, c’est quelque chose dont ne parle pas du tout sur la télé algérienne, alors que dans les télés européennes, ont commence à en parler...
– Oui… mais bon je ne vois toujours pas !
– C’est quelque chose qui est en rapport avec l’intimité d’une personne ...
– C’est une maladie ?
– Non ! Mais il y a le risque d’attraper le SIDA !
Et voilà tout à coup que Nawel devint très pâle. Elle s’arrêta de marcher. Je me suis arrêté quelques pas après elle. Elle ne parlait pas. Elle me regarda longuement, puis elle me dit très hésitante : " Ne me dis pas ?!... ". Je lui répondis rapidement et brutalement : " QUOI ?!... "
Elle resta silencieuse pendant un moment toujours en me fixant du regard, puis elle me dit d’une voix très hésitante : " Tu…n’est pas… "
J’ai commencé à gueuler, j’avais vraiment senti que mon cœur allait lâcher d’un moment à l’autre : " QUOI ???? ", et elle continua sa question d’un ton très bas avec une voix très inquiète et hésitante : " séropositif ??!! ",
A ce moment là, toute cette bouffée d’adrénaline qui était montée tout à coup, redescendit à son seuil antérieur. Je lui répondis plus ou moins réconforté : " Non, pas du tout, ce n’est pas ça, je n’ai rien….je suis séronégatif !! ". Mais elle avait toujours ce regard fixe, comme si elle me disait " tu es sur ? ce n’est pas ça ? ". En tout cas je lui ai répliqué : " Wallah ! je ne suis pas séropositif, ça n’a aucun rapport avec ce que je voulais te dire ".
Elle soupira, pendant un moment, puis elle reprit la marche : "Si ce n’est pas ça, alors ça parle de quoi ?! ".
A ce moment là, je me suis retrouvé bloqué, je ne savais pas comment j’allais continuer cette discussion. Et cet aveux, n’était-il plus prudent de faire marche arrière? Après tout rien n’était encore joué!
Mais non, voilà que je me suis retrouvé entrain de lui dire : "Dis moi, tu connais la signification du mot gay ? ",
Elle me répondis avec assurance: " Oui ! tu parle de la gaieté. C’est être joyeux, heureux…..etc. ",
– Non, gay : G, A, Y.
Nawel : " Non, c’est quoi ? c’est dans quelle langue ce mot ?
– Bon…laisse tomber, et le mot lesbienne tu connais ?
– Oui, j’entends parler...
– et qui veut dire quoi ?
– Se sont deux femmes qui se désirent et qui font l’amour ensemble.
– Eh bien, le mot gay a la même signification que lesbienne mais seulement c’est pour des mecs !
– Bon, d’accord, j’ai appris quelque chose aujourd’hui, le mot Gay, et toi où est ta relation dans tout ça ? Je ne vois pas ?
Là, je me suis dit : " Mais vraiment elle m’énerve celle là, soit elle est vraiment bête pour ne pas faire la relation, soit elle est vraiment naïve, soit encore ça prouve qu’elle ne se doute pas du tout à mon propos ! ".
Ensuite je lui ai répliqué calmement, comme pour conclure : " Eh bien ...je suis gay !".
– QUOI ?, cria-t-elle.
Je continuais à cracher le morceau calmement avec assurance : " Oui, je suis homosexuel, et j’aime les hommes ! "
On s’est arrêtés tous les deux de marcher. Elle m’a bien regardé en silence puis me dit : " Est ce que tu es sur de ce que tu avances ?! Tu n’es pas entrain de me faire une blague ?!. Tu sais elle a un très mauvais goût ta blague, ce sont des choses très graves que tu avances et il ne faut jamais jouer avec des sujets pareils ! "
– Non, écoute je ne suis pas entrain de plaisanter. Ce n’est que la vérité, eh bien oui, je te confirme de nouveau que je suis gay ! Et je ne plaisante pas! ".
Un instant après, nous reprîmes notre marche, mais un silence régnait entre nous. Ce silence m’a semblé long. C’était un silence de méditation. Je savais qu’il lui était très difficile de gober ce que je venais de lui balancer, c’est pour cela je l’ai laissée méditer un peu.
Soudain elle cassa ce long silence et me dit : " Et depuis quand as tu découvert ça ? ".
J’ai commencé à rigoler : " Eh bien ... depuis toujours, seulement je le niais avant, et ce n’est que durant cet été que je me suis accepté comme tel. "
Nawel : " Est ce qu’il y en a d’autres qui savent à propos de toi ?"
– Non, je t’ai dit dès le début que tu étais la seule à le savoir, et s’il te plaît Nawel, je te fais entièrement confiance. Ne raconte ça à personne pour le moment, même pas à tes parents, voir même à ton chat, c’est seulement entre toi et moi, O.K. ?

Avec Internet, les gays marocains ont pu découvrir un moyen révolutionnaire de rencontrer d’autres gays: "le chat". Mais ce n’était pas si facile que ça. Certes on pouvait facilement discuter avec d’autres mecs, pendant des heures des fois, mais dès la déconnexion, il était difficile voire impossible de garder le contact . Car, comme au Maroc on ne quitte ses parents que pour se marier, la plupart des gays habitent toujours avec leur famille et n’osent pas donner leur numéro de téléphone. Pour le travail je vous laisse imaginer...

Jusqu’au jour où la deuxième révolution dans le paysage des télécommunications eut lieu : l’introduction du téléphone portable ou plutôt la démocratisation de ce dernier par l’entrée au Maroc d’un deuxième opérateur.
On avait enfin chacun un numéro personnel qu’on pouvait donner sans risquer d’être un jour "outé" auprès de son entourage...

Le mode de vie de certains s’en est retrouvé bouleversé. Non seulement il était devenu plus facile de rencontrer des amants, mais on pouvait aussi se faire des amis. Des réseaux se sont créés et une communauté, pour l’instant "virtuelle", commence à pointer du nez.

L’avenir nous montrera si Internet permettra ou non l’émergence d’un mouvement de libération homosexuel dans nos pays ou du moins y contribuer. On n’en est peut être pas encore là, mais le plus urgent aujourd’hui, c’est de libérer la parole, la kelma...

Et les homosexuels marocains s’en donnent à coeur joie, ce témoignage récupéré sur le web en est un exemple poignant. – Je te promets, Wallah, je ne le dirais à personne, déjà que j’ai du mal à l’accepter moi même !
– Tu vois, que ce n’était pas une chose facile à balancer ? Et maintenant dis moi sincèrement, on est toujours amis ? Malgré tout ce que je viens de te dire ?
Nawel, déboussolée : " Oui, bien sûr. Mais, donc tu me mentais quand tu m’avais demandé de sortir avec toi en première année, et quand tu m’a demandé que je te fasse le coup avec Souhila, ensuite ?! "
Confus, je répondis: " Oui et Non... Ne le prends pas mal et ne l’interprètes pas comme ça, s’il te plaît. Je vous aimais bien toutes les deux, dans chacun de ces moments, et j’étais très sincère. Mais je ne vous désirait pas, en plus moi-même durant ce temps là je ne me retrouvais pas, je me mentais! "
Nawel, me posa une autre question mais avec beaucoup d’hésitation : " Et as-tu déjà fait l’amour avec un homme ? ".
Je sentais dans sa réponse un espoir de réponse négatif. Pour la rassurer, je répliquais : " NON !... Mais ça va pas ? C’est seulement dans ma tête que ça se passe, pas plus pour le moment! "
Et puis de nouveau, un silence régna entre nous. Je sentais que Nawel n’arrivait pas à accepter la nouvelle, à la gober. Je la comprenais, car ce n’était pas facile pour elle d’avoir un ami intime depuis quatre ans, qui lui faisait croire et à tout le monde qu’il était hétéro et voilà que tout à coup il lui balance qu’il aime les hommes ! Surtout qu’en plus qu’il n’était pas efféminé, et donc rien ne laissait présager qu’il était gay.
De mon côté, j’étais très soulagé. C’était comme si j’avais un poids sur mon cœur et ma langue, et qu’on m’en avait débarrassé. Mais j’étais très inquiet pour Nawel. Je sentais qu’elle était vraiment secouée, désorientée. Elle ne se retrouvait plus.
Et voilà qu’elle coupa ce silence de nouveau, en me disant : " Donc, il y a sûrement des mecs à la fac, que tu trouves mignons ... par exemple les mecs que je t’ai montrés et qui me plaisaient, tu ne les désirerais pas ? ".
Je me suis senti mal à l’aise en entendant cette question, j’ai rougi et je lui ai répondu avec une voix toute timide : " Oui, il en existe quelque uns, mais s’il te plaît ne me demande pas de te les montrer ! "
Ensuite, elle enchaîna : " Mais vraiment… dis moi ce que tu trouves d’attirant chez les mecs? Regarde les femmes, elles ont beaucoup de choses avec lesquelles elles peuvent faire charmer et faire profiter les hommes... Regarde, elles ont un beau visage, des seins, une belle taille, de belles fesses…. tout ça, en plus elles sont douces et tendres, alors que les hommes n’ont rien de tout ça!"
Je lui répond, avec assurance : " Ecoute, ce que tu trouves d’attirant chez un homme, je le trouve aussi, d’accord !!! ",
En tout cas on sentait de ses réponses, qu’elle n’arrivait pas à accepter mon homosexualité, mais aussi qu’elle avait un désir et une volonté pour me faire changer.
Et voilà qu’on arrive à la station où elle allait prendre son bus pour partir à la maison. En se quittant ce jour là, je lui ai dit : " J’espère en tout cas , qu’en t’avouant mon secret, je ne t’ai pas trop choquée, et que notre amitié et notre complicité resteront toujours les mêmes, et que rien ne les perturbera. J’espère aussi que tu m’accepteras comme je suis, car en moi rien n’a changé, c’est toujours Ali que tu as connu avant, c’est seulement toi qui a découvert une partie de sa vie intime qu’il a jusque là caché, c’est tout ! "
Elle me répondit : " Je ne te cache pas, ce n’est pas facile pour moi de faire comme si rien ne c’est passé, mais ne t’inquiètes pas, tu resteras toujours mon ami, et comme promis je ne dirais rien à personne car même si je voulais le dire, personne ne me croira... Seulement il me faut du temps pour accepter ça! "
Et en rentrant ce jour-là à la maison, j’étais très heureux, calme, comblé. Je me disais que j’avais pu réaliser ce qui me manquait. Je sentais que j’étais maintenant parfaitement équilibré et sûr de moi, plein d’espérance pour affronter mon avenir, tout en étant gay et heureux de l’être.
J’ai essayé de repenser chez moi à cette journée, à cette marche et à l’aveu que j’avais fait à mon amie. J’avais l’impression que cette discussion avait duré des heures et des heures, alors qu’elle n’a duré guère plus que quarante minutes ou trois quarts d’heure. C’était très stressant et très pénible comme situation. Cette nuit là, j’avais dormi comme un bébé, sans que rien ne me stresse, ni me brouille les idées.
Durant les jours qui suivirent mon coming-out , Nawel avait tout essayé pour me faire aimer les femmes et apprendre à les draguer et les désirer. Elle me demandait d’essayer de fantasmer et de me masturber en pensant à une belle femme.
Au début j’ai essayé de rentrer dans son jeu. Je fournissais des efforts pour me faire aimer les femmes. Je le faisais pour qu’elle ne se dise pas que j’ai rejeté tout effort venant de sa part. Mais, après quelques jours, je lui ai fait comprendre que j’étais définitivement gay et qu’il n y avait rien à faire.
Une fois, elle m’a avoué qu’ elle avait essayé de m’imaginer entrain d’embrasser un autre homme, et qu’elle avait trouvé ça très dégueulasse. Cette image d’écœurement et de dégoût a commencé à faire pression sur notre amitié.
Elle ne me parlait plus comme avant, était toujours à mes trousses pour suivre mon regard à la fac et dans la rue pour vérifier si j’étais entrain de draguer un mec. J’étais devenu pour elle, une chose bizarre, une curiosité qui pouvait faire des choses abominables. Mon image à ses yeux commençait à se ternir petit à petit.
Ce lien d’amitié qui nous unissait commençait à lâcher. Elle ne me voyait plus de la même manière qu’avant, car malgré le fait qu’elle me connaissait bien, elle n’arrivait plus à faire l’association entre ma personne et l’image du gay très mauvaise dans sont esprit et que la société algérienne à façonnée et a modelée et transmis aux algériens comme elle (pour eux gay veut dire, pouffiasse, prostitué, malade mental, obsédé sexuel…..etc., enfin tout sauf un être humain!),
Je me disais qu’il fallait absolument que je sauve cette amitié qui était très noble et sincère, et qu’il fallait que je fasse quelques concessions de ma part. Et donc j’ai dû mentir un jour à Nawel, en lui disant que j’ai avoué ça à mes parents aussi, et qu’ils m’ont emmené chez un psychiatre pour trouver une solution à ce problème. Ce dernier m’aurait fait passer une série de tests de personnalité, et m’aurait réconforté en me disant que j’étais bien un hétéro qui dans un délire s’est imaginé qu’il était gay pour combler le vide sentimental dans lequel il vivait, afin de chercher ailleurs cet amour perdu en s’imaginant qu’il le trouverait chez un autre homme comme lui, car il a trop souffert des femmes……et du bla-bla de ce genre.
Et voilà que Nawel, accepta mon mensonge trop facilement, je me disais que peut être elle n’attendait que d’entendre ça de moi ? Ensuite j’ai rajouté pour faire un peu véridique, que le psychiatre allait m’envoyer chez une psychologue faire une psychothérapie pour que je redevienne " Normal ".
Heureusement que Nawel, est un peu naïve. Un peu beaucoup d’ailleurs, car elle a gobé ce mensonge sans se douter de rien, ni remettre en cause ce que je lui ai avoué. Et depuis, on n’a jamais fait sortir cette histoire entre nous, pour elle ce n’était qu’un incident mineur, car j’étais malade et fatigué un peu, aussi je vivais un vide sentimental.
Aujourd’hui elle reste toujours une très bonne amie, on est toujours très proches l’un de l’autre, et je sais qu’à ses yeux je suis toujours un hétéro. Moi aussi je joue toujours devant elle les hétéros.
En tout cas refaire pour le moment le " Coming Out "? Jamais, non merci ! Peut être un jour, on ne sait jamais, lorsque l’homosexualité en Algérie, ne sera plus mal-vue comme un tabou ou un péché ou encore une maladie voire une tare! Avec l’espoir que quand ce beau jour viendra alors que je serais toujours en vie. Pour l’instant, je continuerais à vivre mon homosexualité discrètement avec d’autres gays vivant en Algérie ou ailleurs, sans déranger, ni choquer le reste de la majorité des hétéros.

Ali Salem,
Alger
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