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Nous sommes le vendredi, il fait chaud, trois ou quatre jours avant la fin du mois. La garde a été un peu fatigante, les jeunes désœuvrés du village picolent et se bagarrent, des beuveries sauvages, des plaies à suturer... j'ai passé la journée du vendredi à dormir, j'ai pensé aussi au texte "jardin publique", je n'ai plus rien à faire dans ma petite ville, je dois partir. j'ai contacté par mails un jeune homosexuel qui à répondu à l'annonce de "DR reshgoon" (moi) pour un rendez-vous samedi à Oran, une annonce que j'ai faite sur cybermen.com pour "réunir les gay d'Oran afin de débattre de l'homosexualité". Je leur ai proposé un RDV virtuel sur les débats de tetu.com où j'ai posté plusieurs contributions toutes en rapport avec le vécu de l'homosexuel dans la région d'Oran, peine perdue ! Je n'ai plus Internet à la maison, de plus j'ai eu très peu de réponses, deux ou trois dont ce jeune homo en difficulté qui veut me rencontrer. J'ai pensé aussi à ma vie, j'ai dit à toute ma famille que je suis homo, j'enterre la sécurité d'un mariage hétéro, je sort du "schéma familial classique", je trace mon propre chemin, je me rend compte que je ne peut plus compter sur ma famille et que je dois trouver mon bonheur tout seul, la famille me contrarie dans mon épanouissement. Si en Octobre je n'obtiens pas de visa, je pars à Oran trouver ou me loger et faire "ma vie". Quelle vie? Penser à l'avenir, la solitude, les problèmes à venir avec la famille et le reste. La société ! Je ne compte pas étouffer mon homosexualité, si je reste ici en Algérie je voudrai découvrir et organiser le milieu gay d'Oran avec pour objectif les jeunes gays, les rencontres via Internet, une association pourquoi pas ?!... Il y'a une différence entre vivre dans la clandestinité et revendiquer son homosexualité, mais pourquoi je me prends la tête à ça ? Parce que je sais que je suis peut-être l'un des seuls gays habilités à Oran à le faire. Tout cela est-il raisonnable ? Merde ou sont les autres? Que font-ils? Il y'a bien Cheb Abdou, le chanteur gay d'Oran, qui réponds au stéréotype d'une tante, on ne prendra pas un chanteur de raï au sérieux ! Par contre un médecin gay représente quelque part un danger plus sérieux pour l'ordre établi. En fin de compte pourquoi se casser la tête avec les gays, je cours derrière un mirage, le mirage de la communauté gay Oranaise, elle n'existe pas!j'en ai marre de tout cela!!! que faire? Que faire de ma vie. Quoi espérer? Hakim Oran |