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Comment je suis devenu gigolo (Maroc)
il a commencé à me sucer La première fois remonte à il y a sept ans, j'avais dix huit ans alors. Je travaillais chez un tailleur traditionnel dans la médina pour une misère. Un soir je marchais seul le long des remparts, j'ai été abordé par un européen, la cinquantaine. Il m'a proposé de l'accompagner boire une verre. J'ai accepté, on a été chez lui. Je suis resté une heure, durant laquelle nous avons seulement discuté. En partant, il m'a proposé de le revoir le lendemain, j'ai dit oui. Il m'a donné de quoi prendre un taxi. Cinq cents dirhams! Ca me paraissait à l'époque une fortune. Le lendemain, je suis repassé chez lui, on a bu, fumé des joints, ensuite il a commencé à me sucer. C'était la première fois, que je faisais ça avec un homme. Avant de partir, il m'a redonné cinq cents dirhams, pour le taxi bien entendu. Je m'étais fait mille dirhams en deux jours, je n'en revenais pas. La première chose que j'avais faite, c'était de quitter mon travail. J'ai fini à poil dans des soirées J'ai revu l'européen plusieurs fois. Des fois il me donnait de l'argent, des fois non! Je m'en foutais de toutes les façons. A l'époque je ne réalisais pas vraiment que je me prostituais. C'était juste "pour prendre le taxi"! J'ai même été un peu amoureux de lui. Il disait qu'il m'aimait aussi. Jusqu'au jour où il m'a appelé, pour me demander un service. Il avait un ami "très généreux" chez lui, et il voulait que je passe du bon temps avec lui. J'ai été un peu déçu, mais pour l'argent, j'ai accepté. Et puis après un autre ami, un couple d'amis… des amis tout court, ou j'ai fini à poil dans des soirées où tout le monde me tripotait, et le plus généreux pouvait espérer me voir finir dans son lit. Des mois après, j'avais perdu le contact avec mon protecteur, sans doute il était passé à un nouveau minet. De mon côté, j'avais réussi à rencontrer des nouvelles connaissances m'ouvrant de nouveaux horizons. Ma vie avait changé A vingt deux ans une rencontre bouleversa le cours de ma vie. Un américain, la soixantaine, me proposa d'être son homme de compagnie quand il venait au Maroc, en gros deux fois par an! Il me prit un appartement qu'il meubla, m'ouvrit un compte bancaire qu'il m'alimentait tous les mois de quoi subvenir à mes besoins. Je quittais mes parents à qui j'avais expliqué que j'avais trouvé du travail dans le tourisme. Il m'a inscrit à des cours d'anglais et de français. Ma vie avait changé. Je faisait moins d'efforts pour trouver des clients, par contre je ne refusait pas ceux qui m'appeler pour bénéficier de mes services. Je commençais à gagner correctement ma vie, je payais les études de mes deux sœurs aînées et de mon petit frère qui posait de plus en plus de problèmes à mes parents. Naïve, ma mère me demandait de le faire travailler avec moi dans "le tourisme". Il était bien entendu hors de question. Un beau jour, les virement de l'américain s'arrêtèrent. Ses nouvelles aussi. J'ai réalisé que je pouvais compter que sur moi même. Bien sûr il y avait toujours quelques clients habituels et leurs amis. Je commençais à fréquenter les bars des grands hôtels. Là il n'y avait pas de risque de se faire embêter pas la brigade touristique. Je donnais des pourboires généreux au personnel pour me laisser monter dans la chambre avec le client. J'avais une très bonne réputation dans le milieu du tapin. La clef du succès: l'honnêteté et la discrétion.
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