Eric Dahan
Liberation (5-7-99)
Une decharge de techno zouk et de house rai, dimanche apres-midi
dans les Folies pigalle étoilees de beautes exotiques
bodybuildes, fashion, street, mais presques exclusivement
virils.
Les nuits endiablées des gay-beurs
patrick Labesse Le monde Vendredi 28 mai 1999
Organisees chaque dimanche aux Folies Pigalle entre 18h30
et 23h30, les soirées Black Blanc Beur visent une population
ciblée, "le pubic gay beur", souligne Fouad
Zeraoui, leur instigateur, président de Kelma ("la
parole"), une association militante pour la reconnaisance
de l'identité gay dans la communauté maghrébine
: "au départ, nous avons voulu federer un public
qui ne se retrouvait pas ailleurs, qui n'avait pas de lieu
de fete pour lui. Depuis deux ans, on a fait danser ce public
sur une musique métissee." Un kaleidoscope fiévreux
dans lequel, entre tubes zouk, rai et latino, Karim, le préposé
aux platines, glisse ses propres remix de warda, Cheikha Remitti
et Ait Menguellet. "Nous souhaitons faire un vrai travail
de création, de mix sur le chaabi, le kabyle...",
poursuit Fouad Zeraoui, GO enthousiaste et comble de ces soirées.
Des fetes chamarrees tres frequentees, pimentees de séquences
musicales (on y a entendu Sapho, Rachid Taha, Cheb Abdou)
et extra-musicales, des démonstrations, par exemples,
de hip-hop, de boxe thaie ou, plus coquines, de strip-tease
Black et beur...
(../..)
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